Le Bravia 3 II est la nouvelle porte d’entrée sérieuse de la gamme Sony 2026. Sur le papier, c’est un LCD sans local dimming — le genre de fiche technique qu’on écarte vite. Et pourtant, c’est l’une des TV qu’on recommande le plus souvent en rayon cette année, pour des profils bien précis. Voici pourquoi, et surtout pour qui.
- ✅ Processeur XR (XR Triluminos Pro, XR Clear Image) hérité des modèles premium : excellent upscaling dans cette gamme de prix
- ✅ 4 ports HDMI 2.1 et dalle 120 Hz native (VRR + ALLM) : une première Sony à ce tarif
- ✅ Dolby Vision, Dolby Atmos, DTS:X et modes calibrés Netflix / Prime Video / Sony Pictures Core
- ✅ Google TV avec Gemini, 7 tailles de 43 à 100 pouces
- ❌ Rétroéclairage LED direct sans local dimming : contraste et noirs en net retrait face au MiniLED et à l'OLED
- ❌ Luminosité limitée, peu adaptée au HDR exigeant
- ❌ Design et finitions d'entrée de gamme, audio basique
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Ce que le Bravia 3 II apporte de nouveau
Par rapport au Bravia 3 qu’il remplace, le saut est réel. La dalle passe à un 120 Hz natif, et surtout Sony équipe enfin ses quatre ports HDMI en HDMI 2.1 pleine bande passante grâce au passage à la puce MediaTek Pentonic 800 — fini l’époque où il fallait choisir son port pour brancher la PS5. VRR et ALLM sont de la partie, et les fonctionnalités PlayStation exclusives (Auto HDR Tone Mapping, Auto Genre Picture Mode) répondent présentes.
Autre descente en gamme bienvenue : le processeur XR, historiquement réservé aux modèles premium, ainsi que les modes calibrés Netflix, Prime Video et Sony Pictures Core. C’est précisément ce processing qui fait la différence à l’usage : upscaling de la TNT et des contenus HD parmi les meilleurs du marché, gestion des mouvements très propre, colorimétrie naturelle sans sur-saturation. Le tout sous Google TV avec Gemini, et des diagonales qui grimpent jusqu’à 100 pouces.
La limite qu’il faut regarder en face : pas de local dimming
Soyons directs, car c’est le point que les fiches produit enterrent : le Bravia 3 II utilise un rétroéclairage Direct LED sans zones de dimming local. Concrètement, dans une pièce sombre, les noirs sont grisâtres et les scènes sombres manquent de profondeur — un phénomène invisible en journée mais évident lors d’une séance cinéma lumières éteintes. Les mesures et tests indépendants convergent tous sur ce constat : excellente image en pièce éclairée, contraste limité dans le noir.
C’est le compromis assumé de cette TV. Si votre usage principal est le film en soirée dans une pièce sombre, ce n’est pas le bon modèle : un OLED d’entrée de gamme ou un Mini LED avec vraies zones (Hisense U7SG, TCL QM7L) vous servira mieux — notre guide meilleure TV 55 pouces détaille ces alternatives.
Notre avis terrain : le profil idéal existe, et il est nombreux
En magasin, le client type du Bravia 3 II est celui qu’on voit le plus souvent : salon lumineux, usage familial mixte (TNT, sport, streaming en journée, console des enfants), et un budget qui doit parfois financer une très grande diagonale. Pour ce profil, le Bravia 3 II a trois arguments massue :
L’upscaling XR. La majorité de ce que regarde une famille française n’est pas en 4K : TNT HD, replay, YouTube. C’est là que le processing Sony écrase la concurrence chinoise à prix égal — l’image « propre » qu’on remarque immédiatement en rayon sans savoir l’expliquer.
Le gaming complet sans surcoût. 4K 120 Hz + VRR + ALLM sur les 4 ports, c’est une dotation qu’on trouvait à 500 € de plus il y a deux ans. Pour une PS5, c’est le match parfait — notre guide VRR et ALLM explique ce que ça change concrètement.
Le très grand format accessible. Le 85 et le 100 pouces ouvrent le très grand écran à des budgets qui ne pouvaient pas y prétendre. À ces diagonales et dans une pièce éclairée, l’absence de local dimming se remarque nettement moins que la taille se remarque plus.
Face à la concurrence
Le vrai duel se joue contre les Mini LED chinois : à prix comparable, un Hisense ou un TCL offre le local dimming et une luminosité HDR supérieure, mais un processing et un suivi logiciel en retrait. Notre position : en dessous de 65 pouces et pour un usage cinéma, prenez le Mini LED ; pour un usage familial polyvalent, en grande diagonale, ou si la fidélité d’image prime sur le punch HDR, le Sony l’emporte. Et si votre budget peut monter d’un cran, le RGB Mini LED rebat les cartes du milieu de gamme dès cette année.
Verdict
Le Bravia 3 II est une excellente TV pour ce qu’elle est : un téléviseur familial de pièce lumineuse, au processing premium et à la dotation gaming complète, décliné jusqu’à 100 pouces. Ce n’est pas une TV de cinéphile — et Sony ne prétend pas le contraire. Si vous achetez votre première « vraie » TV, notre guide primo-acheteur vous aidera à confirmer que ce profil est bien le vôtre avant de passer en caisse.
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